Une biodiversité riche !


L’association définirait simplement le jardinage respectueux en citant Gabriel Okoundji, poète d’origine congolaise, comme :

« Une façon de vivre poétiquement : c’est-à-dire avoir la capacité de prendre son temps, de ne pas avoir peur d’avouer sa faiblesse. C’est aussi respecter la nature. Cela ne se résume certainement pas à être écolo, dire « je vais éteindre la lumière et trier », mais c’est avoir conscience que nous formons qu’un avec la nature, et qu’en prenant soin de nous-mêmes, nous prenons soin des autres et du monde qui nous entoure, ou inversement ».

Le jardin Respectueux abrite une biodiversité riche ainsi que de nombreuses espèces dont certaines rares et protégées.

La biodiversité est la diversité naturelle des organismes vivants. Elle s’apprécie en considérant la diversité des écosystèmes, des espèces, des populations et celle des gènes dans l’espace et dans le temps, ainsi que l’organisation et la répartition des écosystèmes aux échelles biogéographiques.

Les actions de l’association visent notamment à sensibiliser le public à la présence de ces espèces, à identifier et présenter  leur rôle et à prendre en compte leur présence dans les différents aménagements, notamment d’un jardin.


# LA FAUNE 

La Rosalie des Alpes – Rosalia alpina

La Rosalie des Alpes est l’un des coléoptères les plus beaux, les plus grands et les plus rares d’Europe. Il vit dans des frênaies/hêtraies qui ne sont paradoxalement ni rares ni menacées en Europe centrale. Mais pour que ses larves puissent se développer, Rosalia alpina doit disposer durant plusieurs années de bois mort exposé au soleil. Or, les endroits qui remplissent ces deux conditions tendent à disparaître du paysage.

Cet insecte emblématique est strictement protégé au niveau national. Perçue comme rare, la Rosalie des Alpes peut être localement abondante.

Le jardin respectueux abrite une population de Rosalie des Alpes que nous avons le plaisir de pouvoir présenter à quelques trop rares visiteurs. En effet, les jeunes insectes n’émergent que pour quelques semaines, généralement entre juillet et début septembre et pour se reproduire et pondre dans le bois mort alentours.

http://www.youtube.com/watch?v=fWpa8YZlJU4

La Sitelle Torchepot – Sitta europaea

La sittelle torchepot est un oiseau trapu que l’on observe très régulièrement au jardin. Elle parcourt les troncs d’arbres et les branches dans un sens ou dans l’autre, même avec la tête en bas. Elle bouge obliquement, se suspendant grâce à la patte supérieure et se propulsant avec l’autre. Elle n’utilise pas la queue comme les pics, mais ses longues griffes.

Pour se nourrir d’un gland ou d’une noisette, elle l’emporte sur une branche où elle la cale dans une crevasse de l’écorce et elle la taillade pour l’ouvrir avec de vigoureux et bruyants coups de bec.

Source : http://www.oiseaux.net

Le Martin Pêcheur

On le croise régulièrement dans la partie humide du jardin, le long des fossés ou au bord de la mare. Très discret malgré ses couleurs vives, on le surprendra au détour d’une visite sans pour autant avoir le temps de l’observer. IL filera comme l’éclair au ras de l’eau ou de la végétation en poussant ses cris caractéristiques.

L’espèce subit la pollution des eaux et les dérangements (activités récréatives concentrées dans le temps et dans l’espace). Les aménagements hydrauliques : reprofilage, enrochements… entraînent la destruction des sites de reproduction.

Il trouve au sein du jardin respectueux un lieu de tranquillité et de nourrissage.

Source : http://www.oiseaux.net

La Salamandre Tachetée – Salmandra salamandra

Cet animal emblématique de la ville de Cognac, blason de François 1er, fait partie des nombreux amphibiens menacés sur le territoire national. Elle vit à l’état adulte en milieu terrestre, sortant la nuit pour se nourrir de larves et d’insectes divers, se cachant le jour en sous-bois.

Le bois mort tombé au sol représente un pourcentage important de ses caches.

Cet animal ovovivipare dépose ses larves dans l’eau à la fin de l’hiver, celles-ci arrivant à maturité quelques mois plus tard, sortant alors de l’eau pour passer à terre leur vie d’adulte.

Les balades en fin de soirée ou par temps de pluie au jardin vous permettront peut-être de la croiser.

Le Lucane Cerf-volant – Lucanus cervus

 C’est le plus grand et le plus imposant des insectes européens. C’est aussi le plus grand et le plus impressionnant de nos Coléoptères.

La larve du lucane se développe dans le bois mort en voie de décomposition et à ce titre elle est qualifiée de saproxylophage. Le chêne est son arbre de prédilection et elle se développe très souvent au pied des arbres morts ou au détriment des racines de sujets âgés et dépérissant.

Le développement larvaire est de 3 à 5 ans selon les conditions du milieu.

L’espèce est actuellement protégée, mais si l’insecte tend globalement à se raréfier, il demeure néanmoins commun par places.

Compte tenu de la biologie de l’insecte il importe donc pour sa sauvegarde de laisser en place les bois morts, notamment en milieux forestiers

Le Pic Vert – Picus viridis

L’espèce affectionne les vergers, les bosquets, les haies avec des arbres, mais aussi les lisières des forêts et les bois clairs, situés à côté de prairies qui lui sont indispensables.

Dès le début du mois de janvier, on voit les couples explorer les arbres et commencer à percer plusieurs trous dans des bois assez tendres. Aussi, procure-t-il des logements à d’autres oiseaux cavernicoles. Vers la fin d’avril, le couple creuse une cavité de 50 centimètres de profondeur, dans un tronc d’arbre pourri.

Bien qu’il soit souvent sur les arbres, le pic vert se nourrit principalement à terre. Il avance sur le sol en sautillant à la recherche de fourmilières.

Source : http://www.oiseaux.net

Les abeilles

Abeille est un nom vernaculaire ambigu désignant en français certains insectes hyménoptères de la superfamille des Apoidea. Au moins 20 000 espèces d’abeilles sont répertoriées sur la planète dont environ 2 500 en Europe et 1 000 en France. En Europe, l’espèce la plus connue est Apis mellifera qui, comme la plupart des abeilles à miel, appartient au genre Apis. Cependant, la majorité des abeilles ne produisent pas de miel.Les abeilles peuvent être classées selon leur mode de vie : les abeilles domestiques, sauvages, solitaires ou bien sociales, etc. Les abeilles sont nettement distinctes des guêpes, par leur morphologie et leur comportement. Les bourdons en revanche sont un groupe particulier d’abeilles.

L’abeille contribue  à la pollinisation  de 80 % des espèces végétales, elle est indispensable à la survie de l’humanité, c’est pourquoi des ruches ont été mises en place.

Inauguration des ruches au Jardin Respectueux :

L’hôtel à insectes

L’hôtel à insectes est un concept qui permet d’optimiser la présence, par la survie hivernale, des insectes qui sont souhaités dans des écosystèmes où la pollinisation et la biodiversité sont recherchées, exemple jardin potager, verger, construction haute qualité environnementale (HQE). L’été, il peut également servir de support de ponte à certaines espèces comme les abeilles maçonnes.

Mais les hôtels à insectes (composés de tiges creuses, d’écorces, de rondins percés, etc.) restent avant tout des éléments d’information et de pédagogie ; malheureusement ce n’est pas aussi simple que ça : construire des hôtels ne suffira pas à sauvegarder les populations d’insectes auxiliaires en fort déclin…


# LA FLORE 

Le chêne vert

Le Chêne vert ou l’Yeuse (Quercus ilex) est une espèce d’arbres à feuillage persistant de la famille des Fagacées présent sous forme de bois clairs et garrigues. Il est parfois appelé Chêne faux houx en allusion à ses feuilles qui ressemblent à celles du Houx.

Le frêne

Le frêne, arbre du genre Fraxinus, appartient à la famille des Oléacées et comprend une soixantaine d’espèces vivant essentiellement dans les forêts tempérées. Caractérisé par des feuilles composées, il est reconnaissable à ses grappes de samares simples surnommées localement « langues d’oiseau ». La frênaie est une forêt de frênes ou riche en frênes.

Ornithogale – Ornithogalum

Ornithogalum est un genre de plantes monocotylédones, les ornithogales. Il appartient à la famille des Liliaceae selon la classification classique. La classification phylogénétique le place dans la famille des Hyacinthaceae (ou optionnellement dans celle des Asparagaceae).

Ce sont des plantes vivaces par leur bulbe, à feuilles basales, dont l’inflorescence se présente sous forme de racème ou de corymbe. Les fleurs sont étoilées, blanches ou verdâtres, à six tépales identiques (trois pétales et trois sépales pétaloïdes) et à six étamines. Le fruit est une capsule à six angles. Certaines espèces contiennent des alcaloïdes, dont la colchicine. Le genre contient des espèces toxiques et d’autres comestibles.

Le nom du genre (déjà utilisé en grec et en latin) est formé sur les mots grecs ornithos (= oiseau) et gala (= lait), peut-être en raison de la forme et de la blancheur des tépales de l’ornithogale en ombelle.

Ail des ours – Allium ursinum

Jadis, l’Allium ursinum, était considérée comme une plante magique associée à la magie blanche. On pensait que porté par une femme enceinte dans ses poches, il protégerait l’enfant à naître. L’ail sauvage a toutes les propriétés de l’ail cultivé. C’est une plante de sous-bois frais et ombragés, à fleurs blanches de 20 à 50 cm de hauteur. Lorsque son feuillage est légèrement froissé, elle dégage une forte odeur – caractéristique – d’ail. C’est une plante sociale qui forme parfois de vastes colonies dans les sous-bois frais ou le long des ruisseaux. Les feuilles apparaissent en février-mars et les fleurs d’avril à juin. La période de la récolte se termine avec les premières fleurs.

L’odeur et/ou le goût dégoûterait les herbivores de la manger.

Ortie – Urtica

Les orties (Urtica) sont un genre de la famille des Urticacées qui regroupe une trentaine d’espèces de plantes herbacées à feuilles velues. On en trouve 11 en Europe dont 5 en France.

Les espèces les plus communes sont la grande ortie (Urtica dioica, 50 cm à 1 mètre, vivace) et l’ortie brûlante (Urtica urens, moins de 50 cm, annuelle). Urtica pilulifera (ortie à pilules, ortie romaine) se rencontre dans le midi et l’ouest de la France, Urtica membranacea (ortie membraneuse) se rencontre dans le midi méditerranéen et Urtica atrovirens uniquement en Corse.

La grande ortie et l’ortie brûlante (feuilles et racines) sont reconnues comme faisant partie des plantes médicinales les plus utiles et les plus efficaces. Les feuilles sont couramment utilisées comme toniques, dépuratives, diurétiques, anti-inflammatoires (douleurs rhumatismales)1. La grande ortie est également très utilisée à des fins alimentaires, industrielles (pour sa fibre) et agricoles (en tant qu’engrais vert et insecticide).

Eupatoire Chanvrine

L’eupatoire chanvrine est une grande plante vivace, de 60 cm à 1,50 m de haut, à tige dressée, simple ou rameuse, en général rougeâtre, pubérulente, poussant sur un court rhizome.

Les feuilles opposées sont à 3-5 segments pétiolulés et ont une nervation pédalée, chaque segment est lancéolé et denté. Elles sont glanduleuses en dessous, rappelant celles du chanvre. Parfois, les feuilles supérieures sont simples, lancéolées et légèrement alternes.

Les inflorescences sont des racèmes corymbiformes de capitules, terminaux, compacts, en têtes pourprées aux fleurons blancs, rosés ou purpurins. La floraison a lieu à la fin de l’été, au début d’automne.

Les fruits sont des akènes avec le calice adhérent (cypselae) de 2-3 mm et une aigrette de 20-30 poils de 3-5 mm.

Compost – Lombricompostage

Les trois stades de décomposition :

Empilez trois bacs percés au fond d’environ 15-20 cm de hauteur chacun, ou des pots de plantation de 40 cm de diamètre ; votre composteur est prêt. Il vous suffit ensuite de mettre vos déchets organiques dans le compartiment du bas avec les vers, puis lorsqu’il est plein, dans celui au-dessus.

Lorsque les vers auront terminé de dégrader la matière dans le compartiment inférieur, ils migreront tout simplement  vers le haut.  Pour que la décomposition se passe bien, l’humidité doit être constante : arrosez et couvrez le compost pour qu’il ne sèche pas trop vite. Apportez des matières sèches (feuilles mortes, cartons, etc.) dans les mêmes proportions que les matières humides  pour équilibrer le compost et éviter tout problème d’odeur. Il sera prêt au bout de quatre à huit mois ; il est alors fin et friable et dégage une odeur agréable de terre de forêt. Le lombricomposteur peut être placé à l’extérieur ou dans la maison.


# Et… un POTAGER… très varié !